Étiquette : histoire religieuse

Fréquence Médiévale : la papauté d’Avignon

Quand et pourquoi la papauté s’est-elle installée en Avignon ? La venue de la cour pontificale sur les terres provençales n’allait, en 1309, pas de soi. Elle était à l’origine…

Quand et pourquoi la papauté s’est-elle installée en Avignon ? La venue de la cour pontificale sur les terres provençales n’allait, en 1309, pas de soi. Elle était à l’origine très provisoire et liée aux démêlés de Clément V avec Philippe le Bel (rappelez-vous, nous en avons parlé ici) et à l’affaire du procès de templiers.
Le séjour avignonnais éphémère, devenu quasi-permanent, aura de lourdes conséquences pour la Chrétienté. C’est à Avignon que l’État pontifical s’affirme, à travers notamment la construction du gigantesque palais des papes qui abritent une vaste administration, notamment fiscale, et une cour fastueuse. Et puis, lors du Grand Schisme (1378-1417), la Chrétienté se divise en deux, entre Rome et Avignon (puis en trois), ce qui provoque une grave crise des consciences.
Pour en savoir plus, nous avons de nouveau invité Julien Théry-Astruc, professeur d’histoire médiévale à l’université Lyon II Louis Lumière.
Bonne écoute.

Et, pour compléter notre émission, un peu de lecture : Guillemain, B. (1962). La cour pontificale d’Avignon (1309-1376) : étude d’une société, Paris : École française de Rome.
Merci à Exomène, l’antipape des platines, pour le montage.

Le Palais des papes d'Avignon
Le Palais des papes d’Avignon
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William Blanc

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Fréquence médiévale : les rythmes au Moyen Âge

Comment était scandée la vie au Moyen âge ? Comment envisageait-on le temps dans l’occident féodal ? Derrière ces questionnements qui peuvent paraître obscurs se cache en réalité un gouffre,…

Pieter Brueghel l'Ancien, Le Pays de Cocagne, 1567. L'utopie du pays de Cocagne, c'est aussi un lieu où le rythme est aboli, où le repos est permanent.
Pieter Brueghel l’Ancien, Le Pays de Cocagne, 1567. L’utopie du pays de Cocagne, c’est aussi un lieu où le rythme est aboli, où le repos est permanent.


Comment était scandée la vie au Moyen âge ? Comment envisageait-on le temps dans l’occident féodal ? Derrière ces questionnements qui peuvent paraître obscurs se cache en réalité un gouffre, celui qui nous sépare des hommes médiévaux. Car oui, nous ne vivons pas, au jour le jour, aux mêmes rythmes que les celles et ceux qui vivaient il y a mile ans de cela. Pour eux, toutes les mesures du temps (semaines, années, histoire du monde) sont liées à la conception chrétienne de la Création. Dans cette scansion divine, les rythmes de l’individu sont secondaires. On ne fête ainsi pas son anniversaire. Le poids du temps de l’Église est tel que certains utopistes, comme Rabelais, rêveront d’une société sans rythmes.
Afin d’en savoir plus, nous avons le plaisir de recevoir l’historien Jean-Claude Schmitt, que nous avions déjà interrogé il y a plus de deux ans de cela à propos du film Le Nom de la Rose. Avec lui, nous vous proposons d’explorer le temps médiéval autour de son livre Les Rythmes au Moyen âge (Gallimard, 2016).
Bonne écoute.

Merci à Exomène, qui a le rythme dans la peau, pour le montage.

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William Blanc

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Fréquence médiévale : François d’Assise et les Franciscains

François d’Assise (1181 ou 1182-1226) est sans doute l’un des plus fascinants personnages du Moyen âge. Fondateur d’un des plus importants ordres mendiants (vers 1210) sans jamais en prendre la…

François d’Assise (1181 ou 1182-1226) est sans doute l’un des plus fascinants personnages du Moyen âge. Fondateur d’un des plus importants ordres mendiants (vers 1210) sans jamais en prendre la tête, sa vie s’inscrit dans un contexte d’affirmation du pouvoir de l’Église suite à la réforme grégorienne (rappelez-vous, nous en avons parlé ici). Ses enseignements sont autant une critique qu’un soutien à l’autorité cléricale. Une contradiction que devra affronter l’ordre franciscain après la mort de son fondateur, menant une scission au début du XIVe siècle entre les conventuels et les spirituels. Plus tard, François et les franciscains continueront de fasciner, que ce soit au cinéma (voir le superbe film de Roberto Rosselini, Les Onze Fioretti de François d’Assise – 1951), dans la politique contemporaine, mais aussi dans l’Église. Ce n’est en effet pas un hasard si le pape actuel s’appelle… François.
Une émission avec Julien Théry-Astruc, professeur d’histoire médiévale à l’université Lyon II Louis Lumière. Bonne écoute.

Le prêche de François aux oiseaux (v. 1295-1299) fresque murale par Giotto, dans la basilique Saint-François de la ville d’Assise.

Un peu de lectures pour mieux connaître l’ordre franciscain :

  • Jacques Le Goff, Saint François d’Assise, Paris, Gallimard, 2014 (1re édition 1999).
  • Clément Lenoble, L’exercice de la pauvreté. Économie et religion chez les franciscains d’Avignon (XIIIe-XVe siècle), Rennes, PUR 2013.
  • John Tolan, Le saint chez le sultan. La rencontre de François d’Assise et de l’Islam. Huit siècles d’interprétation, Paris, Seul, 2009.
  • André Vauchez, François d’Assises, Paris, Fayard, 2009.
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Roberto Rosselini, Les Onze Fioretti de François d’Assise, 1951. L’image de moines pauvres errant sous la pluie, à l’opposé d’une Église jugée trop opulente, fascine encore à l’époque contemporaine.

Merci pour le montage au très spirituel Exomène.

William Blanc

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Fréquence médiévale : Al-Andalus ou l’Andalousie musulmane au Moyen Âge

L’histoire d’Al-Andalus, la région de la péninsule ibérique sous domination des dynasties islamiques, est l’objet aujourd’hui de nombreux fantasmes. Le premier voudrait que l’occupation musulmane se soit accompagnée de violences…

La mosquée-cathédrale de Cordoue (VIIIe-Xe siècles)
La mosquée-cathédrale de Cordoue (VIIIe-Xe siècles)

L’histoire d’Al-Andalus, la région de la péninsule ibérique sous domination des dynasties islamiques, est l’objet aujourd’hui de nombreux fantasmes. Le premier voudrait que l’occupation musulmane se soit accompagnée de violences permanentes et de conversions forcées. Mais il existe aussi une autre légende, qui affirme qu’Al-Andalus ait été une terre de tolérance entre les trois grandes religions (Islam, Judaïsme, Chrétienté latine). Ce mythe, apparu au XVIIIe et surtout au XIXe siècle, est encore largement diffusé aujourd’hui dans les milieux progressistes. Pour en savoir plus et découvrir, derrière les images d’Épinal, les réalités multiples et complexes des sept siècles et demi de présence musulmane dans la Péninsule ibérique, Fréquence médiévale a eu le plaisir de recevoir à son micro l’historienne Emmanuelle Tixier du Mesnil.
Bonne écoute :

Pour en savoir plus, vous pouvez lire l’excellent article d’Emmanuelle Tixier du Mesnil, « La fitna andalouse du XIe siècle », Médiévales, 60, printemps 2011.
Merci à Exomène, le sultan du swing (et des platines).

William Blanc

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1431, une chasse au cerf en plein Paris

Le 2 décembre 1431, le jeune souverain Henri VI effectue son entrée royale à Paris. Alors, une chasse au cerf s’organise dans les rues de la Capitale royale. Une première…

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Martial d’Auvergne, Vigile de Charles VII, Paris, BNF, fr. 5054 f. 185 (fin XVe siècle) : Un cerf s’agenouillant sur le passage de Charles VII devant la cathédrale de Rouen lors de l’entrée royale de 1449.

Le 2 décembre 1431, le jeune souverain Henri VI effectue son entrée royale à Paris. Alors, une chasse au cerf s’organise dans les rues de la Capitale royale. Une première ! Vue la situation tendue de la Guerre de Cent Ans, marquée par le récent couronnement de Charles VII à la cathédrale de Reims, comment comprendre le rôle des cerfs et plus largement des animaux dans ce rituel monarchique ?
Un article à lire en cliquant sur ce lien.
Bonne lecture.

William Blanc

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Fréquence médiévale : la réforme grégorienne

Il y a eu au Moyen âge central deux bouleversements d’importance : la féodalité mais aussi, et peut-être surtout, la réforme grégorienne. Tirant son nom du pape Grégoire VII (1020-1085)…

Il y a eu au Moyen âge central deux bouleversements d’importance : la féodalité mais aussi, et peut-être surtout, la réforme grégorienne. Tirant son nom du pape Grégoire VII (1020-1085) ce vaste mouvement a vu l’Église (et notamment la papauté) s’affirmer en deux siècles comme le pouvoir dominant dans l’Occident latin, notamment face aux empereurs. Une vague de fond, qui a vu par exemple s’imposer le célibat des prêtres, mais aussi les ordres militaires comme les Templiers (dont nous avons parlé dans une précédente émission), sur laquelle nous revenons avec Julien Théry-Astruc, professeur d’histoire médiévale à l’université Lyon II Louis Lumière.
Bonne écoute.

Ah oui, un peu de bibliographie : Jean-Hervé Foulon, Église et réforme au Moyen Âge. Papauté, milieux réformateurs et ecclésiologie dans les Pays de la Loire au tournant des XIe-XIIe siècles, Bruxelles, De Boeck, 2008, et, du même, «La réforme de l’Église en France aux XIe-XIIe siècles», dans Alain Tallon, Catherine Vincent, Histoire du christianisme en France, Paris, Armand Colin, 2014, p. 97-113.

Merci à Exomène, pour qui le montage est une vraie sinécure !

William Blanc

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Fréquence médiévale : l’abbaye de Clairvaux et les cisterciens

Bernard de Clairvaux est une des figures majeures du Moyen âge. Moine, membre de l’ordre de Citeaux, ferme soutien à la fondation de l’ordre du Temple (dont nous avons parlé…

Bernard de Clairvaux est une des figures majeures du Moyen âge. Moine, membre de l’ordre de Citeaux, ferme soutien à la fondation de l’ordre du Temple (dont nous avons parlé ici) – et par la même source d’inspiration de la plupart des ordres militaires – prêcheur de la deuxième croisade, adversaire résolu – et au verbe tranchant – d’Abélard et des cathares, auteur d’une quantité astronomique d’ouvrages, dont le fameux De laude novae militiae (Éloge de la nouvelle chevalerie) écrit pour défendre les templiers, voilà un homme sans qui le Moyen âge occidental n’aurait pas eu le même visage.
Aussi c’est avec plaisir que nous avons visité l’exposition organisée par le conseil général de l’Aube à l’occasion du 900e anniversaire de la fondation de l’abbaye de Clairvaux en compagnie de l’un de ses commissaires, Arnaud Baudin, à la découverte d’objets étonnants, comme cette Bible (IMAGE 1) typique de l’art simple des cisterciens au temps de Bernard. Un siècle après, l’ordre a oublié ces principes et produits des objets précieux comme cette croix reliquaire (IMAGE 2) dont Arnaud Baudin nous a longuement parlé.
Bonne écoute.

Pour en savoir plus, lisez le très beau catalogue de l’exposition « Clairvaux. L’aventure cistercienne », exposition organisée à Troyes (Aube) en 2015 (IMAGE 3).
Merci à Exomène pour la technique et le montage.

William Blanc

IMAGE 2 : Grande Bible de Clairvaux, Initiale T (Clairvaux, v. 1155-1165). Médiathèque du Grand Troyes, ms. 27, t. 2, fol. 2. © M.G.T., Pascal Jacquinot. Cette Bible est typique de l'art simple et sans fioriture qui caractérise l'ordre sous Bernard de Clairvaux.
IMAGE 1 : Grande Bible de Clairvaux, Initiale P (Clairvaux, v. 1155-1165). Médiathèque du Grand Troyes, ms. 27, t. 2, fol. 62. © M.G.T., Pascal Jacquinot. Cette Bible est typique de l’art simple et sans fioriture qui caractérise l’ordre sous Bernard de Clairvaux.
IMAGE 3 : Croix-reliquaire de la Vraie Croix (avers) provenant de l'abbaye de Clairmarais (v. 1210-1220). Musée de l’hôtel Sandelin de Saint-Omer, en dépôt de la confrérie Notre-Dame-des-Miracles, inv. D 30. © Bruno Jagerschmidt.
IMAGE 2 : Croix-reliquaire de la Vraie Croix (avers) provenant de l’abbaye de Clairmarais (v. 1210-1220). Musée de l’hôtel Sandelin de Saint-Omer, en dépôt de la confrérie Notre-Dame-des-Miracles, inv. D 30. © Bruno Jagerschmidt.
IMAGE 4 : Couverture du catalogue de l'exposition, plus de 550 pages couleurs pour seulement 30 euros.
IMAGE 3 : Couverture du catalogue de l’exposition, plus de 550 pages couleurs pour seulement 30 euros.
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Fréquence médiévale : la création de l’ordre des Templiers

L’ordre du Temple fascine encore aujourd’hui. Il suffit de se promener dans une fête médiévale pour voir de nombreuses personnes habillées comme les fameux chevaliers-templiers. Pour en savoir plus, nous…

L’ordre du Temple fascine encore aujourd’hui. Il suffit de se promener dans une fête médiévale pour voir de nombreuses personnes habillées comme les fameux chevaliers-templiers. Pour en savoir plus, nous avons invité au micro de Fréquence médiévale Alain Demurger, historien spécialiste des ordres militaires médiévaux pour une série de trois émissions. La première est consacrée à la fondation de l’ordre, à laquelle à grandement participé Bernard de Clairvaux (nous en parlions déjà dans une précédente émission de Fréquence médiévale) Bonne écoute.

Pour en savoir plus, nous renvoyons à l’excellente somme d’Alain Demurger consacré à l’ordre du Temple, Les Templiers, une chevalerie chrétienne au Moyen Âge, Seuil, coll. « Points Histoire », 2008, 2e éd. (1re éd. 2005) et Simonetta Cerrini (préf. Alain Demurger), La Révolution des Templiers, Une histoire perdue du XIIe siècle, Perrin, 2007.

Montage de l’émission par Exomène, le templier de Limoges.

Des Templiers chargeant. Illustration de Wayne Reynolds pour le livre de Helen Nicholson "Knight Templar" (Ospery Publishing, 2004).
Des Templiers chargeant. Illustration de Wayne Reynolds pour le livre de Helen Nicholson « Knight Templar » (Ospery Publishing, 2004)

William Blanc

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Réenchanter le monde roman

« Loin de nos représentations figées, les églises romanes étaient des lieux de vie. Avec leur ouvrage Le monde roman, trois chercheurs nous invitent à voir au-delà de la pierre nue…

Un chapiteau à Saint-Pierre de Mozat, à Mozac (Puy-de-Dôme). A gauche, le poisson chevauché, symbolisant la coopération humain-animal. A droite, le poisson soumis.
Un chapiteau à Saint-Pierre de Mozat, à Mozac (Puy-de-Dôme). Photo : GAHOM/CRH-EHESS.

« Loin de nos représentations figées, les églises romanes étaient des lieux de vie. Avec leur ouvrage Le monde roman, trois chercheurs nous invitent à voir au-delà de la pierre nue pour redécouvrir la Création foisonnante et heureuse de l’An Mil.
Dépouillement. Voilà le premier mot qui vient à l’esprit lorsque l’on rentre dans une église romane, que ce soit la magnifique abbatiale Sainte-Foy de Conques ou la très belle basilique Saint-Sernin de Toulouse. C’est que nous avons trop l’habitude d’opposer le foisonnement architectural du gothique (terme à l’origine péjoratif inventé au XVIe siècle) à une simplicité romane (catégorie, quant à elle, crée au XIXe siècle). Nous ne sommes pas aidés par notre perception actuelle qui réduit ces édifices à de simples objets de curiosité inanimés.
Et pourtant, que de vie dans une église romane ! « Les animaux sont partout, sous différentes formes » nous explique Pierre-Olivier Dittmar… »
Pour en savoir plus, vous pouvez télécharger l’article complet en cliquant sur ce lien.

Bonne lecture.

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William Blanc

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