Alors que le 8e et ultime saison de Game of Thrones a été diffusée (et a suscité de vives polémiques), nous mettons en lien un article « Game of Thrones. Au-delà du réel » qui tente de voir quelles ont été les sources qui ont servi à G.R.R. Martin pour créer son univers de fantasy. Loin de ce qui a été souvent dit, le monde de Westeros n’est pas plus « réaliste » que celui du Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien. Loin de s’inspirer des Rois Maudits de Maurice Druon ou de la Guerre des Deux-Roses, réagit surtout contre la fantasy de son temps.
Un article à lire en cliquant sur ce lien (ou sur l’image plus bas).
Bonne lecture.

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« Le succès planétaire du cycle A Song of Ice and Fire puis de Game of Thrones, s’explique, pour nombre d’analystes, par le côté réaliste de ces œuvres, comme le formule très bien en avril 2014 le professeur de géopolitique Yann Roche dans un article écrit pour le site du magazine québécois L’Actualité :
« Les Sept Royaumes décrits avec précision dans l’œuvre de Martin font immanquablement penser à la Terre du Milieu de J.R.R. Tolkien, mais il semble que la popularité de cet univers ait déjà dépassé celle du monde des Elfes, des Hobbits et des Orcs. Pourquoi ? Parce que même si la magie, les dragons et les morts-vivants y sont présents, le monde de Game of Thrones est bien plus réaliste. Il s’inspire de l’histoire médiévale de l’Angleterre et de l’Europe, et chacun des différents royaumes est à la fois exotique et très familier. On y retrouve l’Écosse, l’Angleterre, Byzance, les Vikings, les Arabes et les cavaliers mongols, tous mêlés à des intrigues politiques et commerciales, de même qu’à des guerres de succession, et à une réflexion sur le pouvoir… qui trouve des échos dans notre monde moderne et dans sa géopolitique. […] L’une des raisons du succès de Game of Thrones est son réalisme, de même que sa capacité à nous faire découvrir, dans un univers imaginaire, des échos de notre histoire et de notre présent. L’œuvre de George R.R. Martin fait aussi preuve d’une absence de manichéisme qui
touche bon nombre de gens, lassés d’histoires pleines de personnages caricaturaux, intégralement bons ou méchants. Comme dans la vraie vie, les habitants de Westeros ont leurs qualités et leurs défauts. »
Nous pourrions mobiliser d’autres exemples, où l’on se plaît notamment à comparer le conflit scandant les pages de… » Lire la suite en cliquant sur ce lien

William Blanc