Il y a eu au Moyen âge central deux bouleversements d’importance : la féodalité mais aussi, et peut-être surtout, la réforme grégorienne. Tirant son nom du pape Grégoire VII (1020-1085) ce vaste mouvement a vu l’Église (et notamment la papauté) s’affirmer en deux siècles comme le pouvoir dominant dans l’Occident latin, notamment face aux empereurs. Une vague de fond, qui a vu par exemple s’imposer le célibat des prêtres, mais aussi les ordres militaires comme les Templiers (dont nous avons parlé dans une précédente émission), sur laquelle nous revenons avec Julien Théry-Astruc, professeur d’histoire médiévale à l’université Lyon II Louis Lumière.
Bonne écoute.

Ah oui, un peu de bibliographie : Jean-Hervé Foulon, Église et réforme au Moyen Âge. Papauté, milieux réformateurs et ecclésiologie dans les Pays de la Loire au tournant des XIe-XIIe siècles, Bruxelles, De Boeck, 2008, et, du même, «La réforme de l’Église en France aux XIe-XIIe siècles», dans Alain Tallon, Catherine Vincent, Histoire du christianisme en France, Paris, Armand Colin, 2014, p. 97-113.

Merci à Exomène, pour qui le montage est une vraie sinécure !

William Blanc