Fréquence médiévale (pardon, Fréquence antiquité !) profite d’une très belle exposition du Louvre (Royaumes oubliés, un très beau titre !) pour évoquer des civilisations mal connues, celles des Hittites et des néo-hittites qui ont fleuri au Moyen Orient au second et premier millénaires avant notre ère. Vincent Blanchard, conservateur au Louvre et commissaire de l’exposition, nous accompagne dans cette découverte.

Bonne écoute :

Carte de l'empire hittite.
Carte montrant l’extension approximative des principaux royaumes du Moyen-Orient au XIIIe siècle av. J.-C., avec la localisation des villes et sites archéologiques principaux, ainsi que de certaines régions.
affiche expo royaumes oubliés hittites
Photo de l'exposition Royaumes oubliés"

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à consulter le catalogue de l’exposition dirigé par V. Blanchard, Royaumes oubliés : de l’empire hittite aux Araméens, Lienart Editions / Louvre éditions, 2019.

Merci à Exomène du L:edigitalab pour le montage.

Pour en savoir plus :

  • Les Hittites : Civilisation indo-européenne à fleur de roche, Dijon, coll. « Les dossiers d’archéologie » (no 193), mai 1994.
  • Isabelle Klock-Fontanille, Les Hittites, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Que-sais-je ? », 2008.

Description de l’exposition :

« L’empire hittite, grande puissance rivale de l’Égypte antique, domina l’Anatolie et étendit son influence sur le Levant, jusqu’aux alentours de 1200 av. J.-C. Sa chute donna lieu à l’émergence de royaumes néo-hittites et araméens dans les territoires de la Turquie et de la Syrie modernes, héritiers des traditions politiques, culturelles et artistiques de l’empire disparu. L’exposition invite à redécouvrir les sites mythiques de cette civilisation oubliée dont les vestiges majestueux du site de Tell Halaf, situé près de l’actuelle frontière turco-syrienne.

Ce site majeur du patrimoine syrien fut découvert par Max von Oppenheim qui y conduisit des fouilles de 1911 à 1913. Les grandes sculptures qui ornaient le palais du roi araméen Kapara furent ramenées à Berlin où elles furent exposées puis très fortement endommagées dans les bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Un incroyable travail de restauration mené au début des années 2000 a permis de les réhabiliter.

L’histoire de cette collection est un témoignage saisissant des efforts continuels pour préserver le patrimoine en péril, hier comme aujourd’hui. Le Louvre s’est fortement engagé dans cette mission, notamment dans les pays en situation de conflit, en mobilisant la communauté internationale et, tout récemment, en participant à la création, en 2017, d’ALIPH (Alliance internationale pour la protection du patrimoine dans les zones de conflits). »

William Blanc