Bayard et Maugis, pèlerins chrétiens – Paris, BnF, Arsenal, ms. 5074, folio 46 v.
Bayard et Maugis, pèlerins chrétiens – Paris, BnF, Arsenal, ms. 5074, folio 46 v.

On connaît le chevalier Bayard, sans peur et sans reproche, héros des guerres d’Italie. Pourtant, au Moyen Âge, lorsque ce nom est prononcé, c’est à un cheval que l’on faisait référence, dont la légende, bien plus que celle de son homonyme humain, a fait le tour de l’Europe occidentale. Bayard, c’est la monture sans laquelle la révolte des quatre fils Aymon contre Charlemagne n’aurait jamais pu réussir. C’est le destrier qui a défié un empereur.

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Charlemagne, mauvais roi, n’est pas digne d’être le cavalier de Bayard – Paris, BnF, Arsenal, ms. 5073, folio 281 v.
Charlemagne, mauvais roi, n’est pas digne d’être le cavalier de Bayard – Paris, BnF, Arsenal, ms. 5073, folio 281 v.
La première enluminure montrant les quatre fils Aymon chevauchant Bayard, datant du début du XIVe siècle – Paris, BnF, ms. fr. 766 folio 93.
La première enluminure montrant les quatre fils Aymon chevauchant Bayard, datant du début du XIVe siècle – Paris, BnF, ms. fr. 766 folio 93.

« À l’image des trois mousquetaires qui étaient en fait quatre, les quatre fils Aymon sont en fait cinq. Que serait en effet le quatuor de chevalier sans Bayard, la monture extraordinaire dont les exploits parsèment la chanson de geste Renaut de Montauban et ses multiples avatars (y compris contemporains) ? En effet, le cheval sauvera plusieurs fois la vie à la fratrie en révolte contre l’empereur Charlemagne au point que ce dernier ordonnera l’exécution de la monture par noyade dans le Rhin (ou dans la Meuse selon des versions plus tardives), son cou lesté par une meule. Peine perdue. L’animal survivra et s’en ira, libre, dans la forêt. »

William Blanc